13 octobre 2008
Mes bottes, mes cailloux
Les catalogues de Noël commencent à envahir les boites à lettres dans l'atmosphére douce et humide de la Toussaint qui s'annonce. Cette année je sais ce que j'aimerais recevoir. Un GPS. Mais un spécial, un qui me montrerait la route à suivre, vers mon improbable but, pour m'éviter de tourner en rond, de tomber dans des impasses, d'aller en marche arrière. Un GPS, oui. Ou un guide d'ailleurs. J'adore les guides! On m'a dit aujourd'hui " ne réfléchis pas trop, avance". Le conseil est judicieux mais comme tous les conseils il trouve son exact contraire dans l'autre conseil du jour " pourquoi tu réfléchirais pas un peu avant de souffrir"? ( oui, mes conseillers sont rarement d'accord, je devrais mettre en place une bonne vieille procédure pour harmoniser l'ensemble!!) So what? Je tourne en rond! Mais ce n'est pas grave car derrière moi je sème consciencieusement des petits cailloux qui me permettent de toujours retrouver le chemin...du passé. Heureusement, ma chance, c'est de pouvoir compter sur la boots therapy! Allez comprendre, mais il me suffit de chausser une paire de bottes, les hautes à talons plats ou les basses à talons hauts, pour m'avancer d'un pas décidé à la conquête de mon avenir. Si! D'ailleurs, mes bottes devraient m'être entièrement remboursées par ma mutuelle car en ces jours de haute perturbation, elles me tiennent vaillamment debout, ce qui est une vraie prouesse technologique tant je me sens défaillante.
Avec un ami voyageur du bout du monde, je parlais ce matin de ces ailleurs (comme je chéris ce mot!) où l'on se sent chez soi. Lui, du haut de sa tour de Honk Hong me parlait de l'étang de Thau, d' un verre de Picpoul et d'un plateau d'huîtres un soir d'été. Je lui racontais cette bière, bue sur une marche de l'auberge de jeunesse de Melbourne et de ce sentiment de sérénité que je n'ai jamais retrouvé. Un de mes petits cailloux. Mon "coach en osage", comme je l'ai baptisé, me pousse à repartir, il m'encourage à m'envoler, simplement pour me retrouver, peut être aussi pour me sauver.
J'y pense, fort, souvent; j'aimerai que mes bottes me ramènent là bas, juste pour une biére, un soir de septembre, sur une marche...

