no-meat

 

D'un côté, le boeuf bourguignon, le Big Mac et la quiche lorraine. De l'autre, une vache trop mimi, un poussin adorable, un agneau tout doux.

En ce moment, le débat s'installe: a t-on encore le droit au 21eme siècle de manger des animaux? Les élevages intensifs et la pollution qu'ils induisent, la souffrance animale, les scandales sanitaires récents ne peuvent pas nous laisser indifférents!

Et à la maison, on commence à en parler, depuis que ma grande fille a croisé le tendre regard d'un cochon (à 4 pattes!) et a décidé de ne plus jamais croquer dans une saucisse ou une cotelette de porc. [Ce qui, sachant qu'elle ne mange déjà ni fromage, ni beurre, ni sauce tomate, est déjà un sacré casse tête à gérer!]

Renseignements pris auprès du corps médical, s'abstenir d'ingurgiter des protéines animales ne présente aucun risque pour la santé. L'alimentation végétale suffirait à couvrir l'ensemble de nos besoins. La question de la consommation d'oeufs, de produits laitiers et de poissons est moins tranchée, leurs apports ne pourraient être complétement égalés par des substituts végétaux.

Cela étant réglé, moi qui ne suis pas fan de barbaque en général, j'avoue que renoncer à certains petits plats me semble difficile au quotidien. Surtout n'étant pas non plus très cuisinière dans l'âme! Et pour avoir expérimenté, pour raison médicale, pendant à peine quelques semaines, une alimentation à base de tofu, de riz et de légumes, je me suis sacrément ennuyée à table!!

Pourtant, la tendance végétarienne (donc sans aucun produit lié à l'abattage d'un animal terrestre ou marin), voire végétalienne (ni oeuf, ni lait) se répand. A travers les discours enflammés et parfois culpabilisants de célébrités mais aussi chez les personnes très investies dans l'écologie,  dans le yoga, la méditation ou la conso raisonnée, toutes ces pratiques qui indirectement nous reconnectent à la nature en général.

J'ai rencontré récemment un jeune chef cuisinier qui lance une activité de traiteur végétarien à domicile. Pour lui, ce qui aujourd'hui est une tendance un peu bobo écolo bio va vite devenir un vrai mode de vie. Mais encore faut il avoir envie de se faire un plateau télé "algues marinées et quinoa aux raisins secs sur lit de concassée de tomates". Mouais....ça fait moyennement rêver!!!

Evidemment, une telle (r)évolution ne fait pas plaisir à nos amis de "l'Amour est dans le pré" et autres lobbyes agricoles!

Quant à moi, si je suis prête à baisser encore ma consommation de produits animaliers, je ne suis pas certaine de pouvoir me priver du plaisir d'un Big Mac (shame on me!), ou d'un bon foie gras (shame again!) ou encore d'un sushi de saumon.

Pour le poisson, je peux stopper complétement, c'est ce qui me semble le plus facile. Il me suffit de penser aux dauphins et aux requins massacrés, aux antibiotiques et métaux lourds dont sont gavés les saumons. Mais la carnivore qui sommeille en moi est plus difficile à maitriser!

Si l'on devait me coller une étiquette, je ferais donc partie des fléxitariens. Ceux qui ne se mouillent pas trop, les centristes de l'alimentation, ceux qui sont végétariens...sauf quand ils mangent de la viande de qualité, produite dans de bonnes conditions (donc beaucoup plus chère, consommer mieux reste un petit luxe!).

Jusqu'au jour où on nous révelera que les carottes aussi souffrent !!! 

Et vous? Arriveriez vous à changer de mode alimentaire ou pensez vous qu'il s'agit encore d'une mode qui passera?