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J'avais un ami. Bon, déjà, il parait que c'est pas possible l'amitié fille garçon ou alors il faut que la fille soit très moche. J'avais donc un ami, tirons en les conclusions qui s'imposent! Je croyais avoir un ami, en fait j'avais un amoureux, mais il y a prescription (pour ne pas dire péremption) au bout de 15 ans non? J'aurai du me contenter d'en être poliment flattée, j'en ai été absolument troublée. Au point que tout s'est mélangé et qu'une fois de plus, je me suis trompée de chemin. J'avais un ami. Je m'évadais souvent de FFP en le lisant, lui écrivant. Entendre sa voix, 15 ans après, étrange et réconfortant. Peur du dérapage a t-il dit. Stop. Nous ne nous sommes pas vus depuis 15 ans. Alors j'ai perdu un ami. Un ami à qui je pouvais parler des mouettes, de la mer, des tempêtes, toutes les tempêtes! Il me parlait de ses arbres, de sa campagne. Un ami qui me voulait du bien en somme, qui comprenait la magie et les rêves dont j'ai tellement besoin pour respirer mais qui n'aimait pas que mon côté sombre gagne le combat. J'avais encore deux ou trois choses à lui dire, à lui demander, à lui expliquer. Lui dire aussi que quand je regarde la mer qui s'agite fort, je pense souvent à lui et à ses envies de phare sur l'Océan. J'aurais aimé allé boire un verre avec lui, il aurait allumé une cigarette, nerveusement, je lui en aurait piqué une, puis deux, et je lui aurait dit qu'il avait raison, il y a 15 ans : je n'ai pas envie de grandir tout à fait! Il a sûrement été le premier à comprendre ça. Extinction des feux.